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Vous êtes ici : | casino en ligne | Ques avenir pour le casino en ligne en franceLe débat sur les jeux de hasard et le monopole français s'accélère. La Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a laissé entendre que les casinos français pourraient bénéficier d'un aménagement les autorisant à se lancer dans les jeux en ligne. Dans le même temps, la France doit se justifier devant la Commission européenne qui a condamné sa législation en la matière. "En ce qui concerne les jeux en ligne, je souhaite envisager l'avenir sans tabou", a indiqué dans son courrier la ministre, jugeant qu'il faut "dans la concertation... trouver les voies qui permettent à la profession d'être présente sur ces nouveaux marchés sans abaisser le niveau de vigilance que les opérateurs et l'Etat doivent maintenir sur la qualité et l'offre de jeux". Cette prise de position concerne notamment les casinos français, un secteur qui regroupe 193 établissements dans l'hexagone et qui souhaite depuis longtemps se lancer sur internet. Patrick Partouche, le président du groupe éponyme, avait tenté sa chance il y a plusieurs mois: mal lui en a pris puisque la justice l'a condamné à 40 000 euros d'amende et 1 an de prison avec sursis en février dernier pour sa ruade. Les casinos en france sont confrontés à une stagnation de leurs revenus et à la concurrence des sites de paris en ligne, qui ont fleuri ailleurs en Europe. Ils demeurent un important contributeur aux revenus de l'Etat à qui ils reversent peu ou prou 60% de leurs recettes. La "réflexion" lancée par le ministère pourrait donc leur profiter, même si le calendrier reste très incertain. En autorisant les casino à se lancer dans les paris en ligne, le gouvernement casserait le monopole du PMU et de la Française des Jeux, mais ne le ferait pas voler en éclats. Il conserverait également un important contrôle sur le secteur. A ce titre, Michèle Alliot-Marie a également évoqué une harmonisation de la réglementation entre ces trois acteurs qui représentent plus de 100 000 emplois en France et 20,3 milliards d'euros de revenus annuels. Lors du colloque, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la création d'une autorité de tutelle unique sur le secteur, alors que les ministères du Budget, de l'Intérieur et de l'Agriculture chapeautent actuellement l'ensemble. Une proposition "unanime" des professionnels qui semble avoir trouvé de l'écho auprès des parlementaires. Après Lucien Barrière qui a annoncé le lancement d'un site de jeux de casino la semaine dernière, Le casino Partouche a salué l'annonce de l'ouverture prochaine des paris sportifs en ligne. Il s'agit enfin d'une "réponse intelligente et cohérente du gouvernement français aux questions qu'on se pose depuis dix ans", a affirmé M. Partouche à l'AFP. "L'Etat a pris conscience des enjeux : préserver les intérêts de la Française des Jeux contre tous, cela ne peut plus durer", a jugé M. Partouche. Il est néanmoins prudent et semble douter de la volonté du gouvernement d'avancer réellement : "Je serai satisfait de la déclaration du gouvernement si elle est suivie d'effets", a-t-il ajouté. Comme Lucien Barrière, cette levée du monopole d'Etat ne devrait pas être limitée aux seuls paris sportifs. "Il n'y a pas de raison qu'on dise aux casinos qu'ils n'ont pas le droit de faire leur métier", a-t-il jugé. Commentant l'annonce faite jeudi par le groupe Lucien Barrière, numéro un des exploitants de casinos en France, qui prépare un site internet pour 2008, M. Partouche a estimé que le groupe avait "pris conscience des enjeux". "Je me félicite qu'il se joigne enfin à moi pour dénoncer une situation intolérable", a-t-il ajouté. Il est vrai que le Groupe Partouche est peut-être mieux préparé à l'ouverture du marché, ayant lancé son site de jeu en ligne casino-partouche.com en 2001. Ce site lui ayant d'ailleurs valu l'objet d'une condamnation cette année.
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